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Sur la grève féministe


Un pas en avant ou pas ?

Le 14 juin 1991 - dix ans après l'inscription de l'égalité des sexes dans la Constitution fédérale suisse - a lieu la première grève nationale des femmes, la plus grande mobilisation publique depuis la grève nationale de 1918. Des centaines de milliers de femmes de toutes les tendances politiques sont en colère contre les inégalités qui persistent et défendent leurs droits lors d'actions de protestation et de grève. Le 14 juin 2019, des centaines de milliers de personnes descendront à nouveau dans la rue - le catalogue de revendications reste plus ou moins le même que 28 ans auparavant. Et maintenant, de nombreux comités, partis et syndicats appellent à nouveau à manifester pour l'égalité le 14 juin 2023.


Le 14 juin 2019, des centaines de milliers de femmes et de nombreux hommes descendront dans les rues de toute la Suisse. Près de 40 ans après l'inscription de l'égalité des sexes dans la Constitution fédérale, ils protestent pour que les femmes en Suisse soient enfin mises sur un pied d'égalité avec les hommes et que l'article constitutionnel soit ainsi appliqué. Certaines choses se sont mises en place par la suite. Mais de nombreux sujets restent problématiques. Le 14 juin 2023, la journée féministe de grève et de protestation posera à nouveau un pilier.


Des salaires et des pensions égaux pour tous ?

Aujourd'hui encore, les femmes sont discriminées à bien des égards, consciemment ou inconsciemment. Par exemple, l'égalité salariale - c'est-à-dire le principe "salaire égal pour un travail de valeur égale" - n'est pas encore une réalité dans de nombreuses entreprises. Selon le Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, "la fiche de salaire des femmes est en moyenne chaque mois inférieure de 1500 francs à celle des hommes (2020). 47,8% de la différence de salaire ne peut être expliquée et contient une discrimination salariale potentielle fondée sur le sexe". Ce fait se répercute inévitablement sur la situation à la retraite, ce qui s'est encore aggravé avec l'adoption de la réforme de l'AVS (AVS21). Les rentes des femmes sont aujourd'hui en moyenne inférieures d'environ un tiers à celles des hommes. C'est pourquoi il faut un système de rentes qui tienne compte du travail familial, du travail de care et des emplois à temps partiel.


Depuis le 1er juillet 2020, tous les employeurs de 100 personnes ou plus sont tenus d'effectuer tous les quatre ans une analyse de l'égalité salariale et de la faire vérifier par un organisme indépendant. Ils doivent informer les employé-e-s et les actionnaires du résultat de cette analyse. Toutefois, la loi ne prévoit pas de sanctions pour les entreprises qui n'appliquent pas l'égalité salariale. Cela doit changer. Je m'engage pour qu'il y ait une véritable égalité dans la vie professionnelle et après la retraite.


Conciliation pour les femmes et les hommes

De nos jours, de nombreux parents se partagent la garde des enfants et les tâches ménagères. Dans de nombreuses familles, les femmes continuent d'en assumer une plus grande part. Pour réduire cette proportion, il est nécessaire de mettre en place des structures d'accueil abordables sur l'ensemble du territoire et de réduire le temps de travail. Un congé parental ancré dans la loi aiderait en outre à mieux répartir le travail familial entre les deux parents, surtout dans les premières années suivant la naissance d'un enfant. Le congé paternité de deux semaines entré en vigueur le 1er janvier 2021 est certes un pas dans la bonne direction, mais ce n'est finalement qu'une goutte d'eau dans l'océan. C'est pourquoi je continue à m'engager pour que chaque famille puisse se répartir la garde des enfants et le travail rémunéré selon ses besoins, sans contraintes financières ou sociales.


Tolérance zéro pour la violence sexuelle

Dans le cadre du nouveau droit pénal en matière sexuelle, le Conseil des États a ajouté l'aspect de l'état de choc à la solution déficiente du "non signifie non". Est donc punissable non seulement "celui qui, contre la volonté d'une personne, commet ou fait commettre un acte d'ordre sexuel sur elle", mais aussi "celui qui, à cette fin, profite de l'état de choc d'une personne". C'est une évolution réjouissante. Toutefois, pour moi, "seulement oui veut dire oui" reste la meilleure solution, pour laquelle je continuerai à m'engager.


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